30/03/2009

Someday, life will change

Envie de nouveau. Grandement pressée de me tirer de ce vieux quartier dont je n'ai que faire. Celui de la musique, peut être. L'avenue de l'Opéra, le CNR et les multiples boutiques de partitions et d'instruments ... Pourtant c'est mon monde tout ça. Oh et puis merde, je veux mettre les voiles ailleurs, dans le VIè, le XVIIè. Je suis en quête perpétuelle de nouveauté, de technologie, de design et autres gadgets sophistiqués qui dominent notre siècle. J'attache une grande importance à l'esthétisme, chaque coin de rue n'est pas anodin et je veux profiter au maximum des endroits où le vent me mène. Mes sens sont toujours en éveil, pour capter chaque seconde, chaque fragment de cette vie qui grouille incessamment à notre insu. Je veux vivre librement, sans contrainte aucune, au gré de mes humeurs. Partir loin, loin de ce gargouillement que j'adore, paradoxalement. Partir à Londres, avaler des goulées d'air british, me balader dans des parcs british, revoir le Fantôme de l'Opéra, prendre un taxi londonien, aller dans des pubs, bref think & be british. Ca va devenir has been d'ici quelques temps, m'en fous j'y reste. Aller à Vienne pour remplir ma culture et ma passion immodérée pour la musique. Passer aussi goûter quelques gâteaux somptueux dont les viennois ont le secret. Continuer mon périple à Tokyo, pour m'immiscer dans la Modern-Town, suffoquant de design et d'art de vivre. Me ressourcer des mangas aux sushis, en passant par les tatamis et la mode kawaii . Passer un moment de tranquilité en osmose avec la nature, je choisis les paysages écossais qui ont le don de me faire rêver. Enfin, m'envoler pour New York, la tentation est insupportable. Moi aussi j'ai envie de me croire au coeur du monde, me shooter à la mode et à la presse people en passant par Starbucks, les virées by night et passer de Harlem à la 5th Avenue sans oublier Manhattan et the Statue of Liberty. Là j'ai donné un max sur le symbolique.

On est bien dans ses rêves, c'est tellement bon ....

29/03/2009

It's up to you now






Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle,
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle,
Il nous verse un jour noir aussi triste que les nuits.


Charles Baudelaire-Spleen

26/03/2009

Can you hear heaven cry ?



Ma seule source de repos, de renaissance après une dure journée de gavage inutile. Mon seul échappatoire. Une succession de notes, d'accords, d'instruments, de mélodies, de riffs, de vocalises qui ne me laisseront jamais de glace. Création d'une atmosphère parallèle à celle que je subis chaque jour. Et là, seulement là, je peux me bercer jusqu'à l'overdose avec mes extrapolations musicales. C'est comme une transe en fait. J'entre en contact avec un autre monde, et je ne veux surtout pas être interrompue. Le premier crétin qui me hèle sur le trottoir d'en face, je l'extermine d'un simple regard. J'écoute de la musique, me fais pas chier. Si je veux me réveiller avec un coup de Hells Bells, ça me regarde. Ca peut m'entraîner loin ce genre d'addiction. Au lieu de faire attention à là où je pose les pieds, je suis déjà loin du sol en plein délire chorégraphique, notamment. A m'imaginer telle que je ne serai jamais, à me mouvoir avec aisance sur scène, en symbiose avec certaines de mes amies, ne faisant qu'un avec la voix d'Anthony Kiedis. Habitée par le sens du rythme. Heureusement pour moi, je l'ai toujours eu, à défaut de la grâce avec laquelle je me déplace. Ou alors, la mélodie est tellement puissante et pleine de sentiments, que déjà, j'ai du mal à ne pas craquer, et ensuite, je me sens transportée je-ne-sais-où avec une volonté de fer. Pour la création d'un monde meilleur, l'abolition de toutes les saloperies dont je suis témoin chaque jour, chaque fois que la petite aiguille se déplace sur ma montre. Mais finalement, ce que je veux vraiment réussir à faire, c'est rendre les gens heureux, peu importe d'où ils viennent, leur passé, dans quelles conditions ils sont. Chacun connait des injustices plus ou moins conséquentes, mais on a tous le droit d'être heureux, ça n'est pas un privilège, même si une certaine minorité se l'approprie et s'assoie sur le dos des autres. Je trouve ça juste dégueulasse. Chacun a le droit au bonheur, et c'est ce que j'aimerai offrir à la Terre entière, même si je sais pertinament, ne serait-ce qu'en étant quelque peu rationnelle, cela n'est pas faisable, et est un rêve de gosse qui ne va pas tarder à se prendre la beigne de sa vie en entrant parmi le commun des adultes.