06/05/2009

Beyond the starlight

Ce soir, article court.


Il est une période de sa vie durant laquelle on s'éclate à tester ses limites, tant physiques que psychologiques :

- on cohabite avec la schizophrénie et comme le mot est long, ça fais toujours plais' de le faire savoir à la Terre entière

- on ne joue plus aux poupées Barbie, mais on se fringue comme telles

- on s'applique savamment à instaurer le novlangue du XXIème siècle en envoyant des textos sans queue ni tête et en ressortant les expressions de nos amis des banlieues (sisi t'as kiffé, trop pas wesh mec - à tes souhaits mon gars), bientôt les dictionnaires seront en tête de liste pour les autodafés

- on va en soirée avec ses potos tous les samedis soirs, la clope artistiquement fourrée dans la bouche, une canette de Despé à la main et c'est parti pour la défonce

- on a le coeur brisé trois fois par mois, parce qu'on croit tomber sur le bon et qu'on ne sait pas ce que veut dire aimer; pour se consoler, voir juste au dessus

- on emmerde the authority, les vieux, ces deux croûtons qui nous hébergent et nous nourissent tous les soirs, bref nos parents. Bah ouais, on arrive pas à échanger deux mots sans faire une crise de nerfs et partir en claquant la porte, en clair on se sent seul et incompris

- on veut passer pour un branleur et une tête à claques : dans la rue on regarde dans le vague et on bouscule tout le monde, dans le metro on met l'Ipod à fond accompagné par un headbang déchaîné

- on essaye de se scarifier avec un couteau en plastique et on chipe les collants et le mascara noirs de la grande soeur pour un effet so daaaark de la mort qui tue



=> Nous revendiquons notre état de vivre, très hétéroclite par ailleurs et nous affichons la misère qui s'est abattue tel un fléau sur les 13-18 ans : L'ADOLESCENCE



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