23/04/2009

By myself


Voilà ce que ces 16 ans de barbottage dans une boue plus communément appelée éducation ont fait de moi. Ou plutôt, comment je me suis battie face à ce torrent incessant qui n'a pour but que de me détruire petit à petit. I am shouting for indipendence. Après tout, c'est vrai. "On n'est jamais mieux servi que par soi-même". Faut avoir la foi de s'accrocher et de tout mener tout seul. Pas besoin d'ornementation fictive. Peut être est-ce dû à mon statut de fille unique, je ne veux pas que des liens me gènent dans mes actions futures, hormis les liens parentaux et ceux tissés par l'amitié. Je n'ai jamais souhaité et ne me souhaite pas d'avoir une descendance. Une progéniture braillarde dont les mauvaises manières et la provocation n'aurait le don que de m'énerver. Rien que de penser à la privation de certaines de mes capacités physiques par le squattage d'un maudit foetus dans mon bide m'exaspère. La médecine devrait faire accoucher les hommes. Et la pilule c'est eux qui gèrent. Tâches inégalement réparties mises à part, je ne veux pas non plus d'un mari, ou quelquechose de plus ou moins approchant. Peut-on honnêtement être libre avec un mari, des sentiments à nourrir envers lui, le nourrir (je fais appel à toi Ô chiasme !) et rentrer chaque soir pour poursuivre l'idylle d'une tranquille vie conjugale ?
Pour les quelques visiteurs ayant passé l'âge de la tétine et des boutons d'acné, vous avez devant un pur produit de l'étrangeté [et de modestie]. Qui, à 16 ans, aussi vierge d'ironie qu'une putain se proclame nonne peut concevoir une vie enclavée auprès d'un mari dégageant des sentiments aussi douteux que l'existence du meilleur des mondes de Huxley et des marmots qui peinent à ingérer le passé simple du verbe avoir et leurs tables de multiplication. Autre façon de se figurer le bonheur. Mais je signale que je ne suis pas aveugle, qu'une femme du moment qu'elle a une poitrine respectable, qu'on peut se la mettre au lit, on (pour ne pas dire cette bande de machos pédants qui ne pensent au cul et à faire des avances assez suggestives) la traite comme une demeurée et une inférieure.
Mener une vie de front, sans couilles et avec un cerveau.Voilà ce que je me réserve, du haut de ma chaise et en face de mon écran.

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