Je pars pour dix jours et je sais ce qui m'attend. La chaleur et le calme du Sud, ma langue maternelle, cette petite île à laquelle je songe quand je suis ici. Dès que j'aurai mis les pieds là-bas, je voudrais revenir m'enfermer dans mon quotidien parisien avec mes habitudes de parisienne. Pourtant qu'est ce que j'aime être là-bas, je me sens chez moi. J'observe les gens parler avec animation dans une langue aussi musicale qu'une flûte traversière, j'étudie leurs manies et la façon qu'ils ont de se tenir. Ca m'occupe, je me sens bien. J'ai l'impression de retrouver une part de moi-même que je laisse les 3/4 de l'année. Et puis, la mer, la mer, le chaud et le calme. Les passants à la peau mate si semblable à la mienne, heureux et accueillants.Ma famille aussi, bien que des tensions imbéciles et ridicules en séparent quelques uns, je les estime beaucoup. Ca fait plaisir quand on sait qu'on a des gens sur qui compter. Ils sont tous là, chacun avec sa personnalité et ses goûts, ça donne un très joli tableau bien coloré. Je préfère ne pas creuser plus loin, je sais ce que je vais y trouver : frustration et résignation, mais j'ai pas envie de déprimer alors niet.
J'ai juste envie de me retrouver dans une vie normale, avec des gens que j'apprécie et qui en font de même. J'ai besoin de prendre mes distances pendant quelque temps avec mes soucis et mes peurs injustifiées.
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